Mes petits princes

Aïd mabrouk à vous ma famille, à vous mes amis et à vous qui suivez nos aventures. Aïd mabrouk à vous, inconnus croisés dans la rue, qui avez offert sourires et compliments à mes petits princes au retour de la mosquée.

Et Aïd mabrouk à vous aussi, malheureuses personnes porteuses de cette triste maladie qui se nomme racisme, qui avez posé vos regards acerbes sur mes enfants, soupiré d’exaspération ou prononcé des paroles qu’ils n’ont fort heureusement pas entendues.

Votre douloureuse maladie vous a empêché de recevoir tout le bonheur qui rayonnait de mes petits princes. Ce bonheur de s’être réveillés en se souhaitant une fête bénie, d’avoir choisi leurs plus beaux habits avec des étoiles plein les yeux pour honorer cette journée, d’avoir pioché dans leurs tirelires pour donner une aumône aux pauvres devant la mosquée et les serrer dans leurs bras, d’avoir prié dans ce lieu magnifique et dans la communion des cœurs, d’avoir reçu des friandises de personnes qu’ils ne connaissaient pas et de les avoir partagées avec d’autres enfants, d’aller rendre visite à leurs grands parents par cette belle matinée ensoleillée pour leur offrir leurs vœux et leur amour et en recevoir tout autant.

Vous n’avez pas su voir tout cela, vous n’avez pas pu, votre cœur était fermé à double tour. Je prierai pour vous, pour que la peur cesse de prendre le contrôle de votre esprit et que l’amour, la douceur et la joie puissent vous apaiser.

J’ai même envie de vous remercier, pour ces paroles que vous avez prononcées :  « Le pire dans tout ça, c’est qu’ils ne sont même pas à l’école aujourd’hui. » J’ai tellement ri intérieurement, si vous saviez. J’ai eu une telle envie de revenir sur mes pas pour vous dire qu’en réalité, le pire était qu’ils n’avaient même jamais mis les pieds à l’école. Mais j’ai continué à avancer, guidée par mes enfants qu’une auréole de bonheur protégeait de la moindre goutte de venin. Parce que je ne voulais surtout pas qu’ils se rendent compte de quoi que soit, parce que je ne voulais en aucun cas que votre peur atteigne leurs cœurs, parce que je ne voulais en aucune façon que vous ayez le sentiment d’avoir gagné en vous accordant une attention inutile.

Aïd mabrouk à vous, mes petits princes, mes enfants chéris, mes petits gars d’amour. Je vous souhaite de cheminer toujours dans ce chemin d’amour et de lumière qui est le vôtre et qu’il ne soit jamais terni par la bêtise humaine.

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